Tu fais déjà attention, tu bouges… alors pourquoi ton ventre ne répond pas ?

 
Femme active de plus de 40 ans en tenue de sport devant un miroir, regardant son ventre avec perplexité

Si tu as plus de 40 ans, que tu fais déjà attention à ce que tu manges, que tu essaies sincèrement de rester active, mais que ton ventre ne semble plus vouloir collaborer, sache une chose :

tu es loin d'être la seule.

Et surtout, j'ai quelque chose d'important à te dire tout de suite :

Ce n'est pas forcément parce que tu n'en fais pas assez.

Le réflexe automatique,  et pourquoi il ne suffit plus

Quand le ventre s'installe, que les jeans serrent davantage, et que les efforts ne donnent plus les résultats espérés, beaucoup de femmes tirent immédiatement la même conclusion :

"Il faut que je mange encore moins." "Il faut que je bouge encore plus." "Il faut que je pousse encore plus fort."

Comme si le problème venait automatiquement d'un manque de volonté.

Mais pour bien des femmes de 40 ans et plus, le vrai problème n'est pas là.

Ce que tu ressens vraiment

Le plus frustrant, au fond, ce n'est pas seulement le ventre.

C'est cette impression de faire déjà ce qu'il faut… sans obtenir la réponse que tu attendais.

C'est se dire :

"Pourtant, je fais déjà attention." "Je ne mange pas tant que ça." "Je bouge déjà beaucoup." "Pourquoi ça ne fonctionne plus comme avant ?"

Et à force de ne pas comprendre, on finit souvent par retourner le problème contre soi. On se dit qu'on manque de rigueur. Qu'on n'est pas assez constante. Qu'on passe à côté de quelque chose d'évident.

Alors qu'en réalité, il existe une autre possibilité.

Ce qui se passe vraiment après 40 ans

Et si le problème n'était pas que tu n'en fais pas assez… mais plutôt que tu continues d'appliquer une stratégie qui ne te sert plus comme avant ?

Parce qu'après 40 ans, surtout quand la préménopause s'installe, le corps change réellement.

Pas seulement dans ta tête. Pas seulement parce que "tu vieillis". Et certainement pas parce que tu aurais soudainement moins de volonté.

Tu n’as pas rêvé tout ça. Une étude publiée dans le International Journal of Obesity confirme que la transition vers la ménopause favorise l'accumulation de gras au ventre, ce que les scientifiques appellent le gras viscéral. Pas parce que tu manques de volonté. Mais parce que ton corps a changé ses règles du jeu. Ce qui fonctionnait à 30 ans ne donne tout simplement plus les mêmes résultats à 43, 46 ou 49 ans.

 (Lovejoy et al., 2008 — lire l'étude)

Le piège dans lequel beaucoup tombent

C'est souvent à ce moment-là qu'un vieux réflexe reprend le dessus : manger moins et en faire plus.

Quand rien ne bouge, on coupe encore un peu plus. On essaie d'en faire davantage. On se dit que c'est sûrement ça, la solution.

Mais si cette stratégie ne t'aide déjà plus comme avant, l'intensifier ne te donnera pas nécessairement le résultat que tu cherches. Au contraire, elle peut parfois entretenir exactement ce que tu essaies de corriger.

C'est là que plusieurs femmes se retrouvent coincées.

Elles ne manquent pas d'efforts. Elles ne manquent pas de volonté. Elles ne manquent pas de sérieux.

Elles continuent simplement à répondre à un nouveau contexte avec d'anciens réflexes. Et ça, ce n'est pas la même chose.

La vraie question à se poser

J'ai envie de mettre quelque chose au clair :

Non, tu n'es pas paresseuse. Non, tu n'es pas brisée. Et non, ce n'est pas qu'une question de volonté.

La vraie question n'est donc pas : "Comment puis-je pousser encore davantage ?"

La vraie question est : "Qu'est-ce que je fais en ce moment qui ne m'aide plus comme avant ?"

Parce que très souvent, avant de chercher à en faire plus, il faut d'abord arrêter ce qui entretient le blocage. Tu n'as pas toujours besoin d'en faire davantage. Parfois, tu as surtout besoin de cesser ce qui te bloque.

Et si le problème vient de la stratégie, ça veut aussi dire qu'il existe une autre façon de faire. Une façon plus intelligente, moins épuisante, et beaucoup mieux adaptée à cette étape de ta vie.

La suite

Dans mon prochain article, je t'explique pourquoi le réflexe de faire toujours plus de cardio après 40 ans peut littéralement travailler contre toi, et ce que tu peux faire à la place.

 
 
 
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